les acteurs de la societé syndicale

PHOUET FOE Maurice

Secretaire à la communication de la centrale syndicale du secteur publique et professeur des lycées d'enseignement général.

Territoire

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Inginérie

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Parmis les autres.

 

Sur les douze (12) centrales répertoriées, la CSP est la seule confédération qui syndicalise et évolue au sein de la Fonction Publique. Toutes les onze (11) autres sont du secteur privé. Bien qu’aucune loi n’interdise le regroupement des travailleurs du Privé et du public au sein d’une même organisation syndicale, l’administration camerounaise s’est toujours opposée à l’effectivité de cette possibilité.

 

Certains de nos acteurs

 

A- LES ACTEURS 

Ce syndicalisme est animé par les dirigeants des organisations suivantes : 

 

la CSTC

Démantelée et réduite à sa plus simple expression, cette confédération ou ce qui en tient encore lieu, vestige ou relique du syndicalisme unique (organe annexe du parti unique) n’est plus qu’une coquille vide. C’est de ses rangs que sont issus les fondateurs des autres organisations syndicales du secteur privé que sont l’USLC, la CSIC, l’UGTC et la CGT-Liberté, la CSAC.  Elle est aujourd’hui divisée en deux factions suite à une énième scission survenue au mois de Février 2008, au grand dam des pouvoirs publics grâce à qui cette confédération a survécu jusqu’à ce jour. Une de ces factions présente tout de même des velléités progressistes et militantes, ce qui pourrait offrir des possibilités de partenariat.

l’USLC

Elle née de la scission au sein de la CSTC, avec l’appui décisif du Gouvernement et du parti au pouvoir, le RDPC (lettre du Ministre de l’Administration Territoriale) officiellement pour des raisons idéologiques. Mais en réalité pour se prémunir des velléités indépendantistes qui avaient cours au sein de cette confédération à l’époque. Elle est aussi divisée en deux factions, toutes moribondes.  

la CSIC

Autre démembrement de la CSTC, la CSIC est une confédération particulière. Elle est du secteur privé avec tout de même un syndicat de la Fonction publique, le SNUIPEN. Pour son enregistrement en vue de sa légalité administrative, elle a été obligée de s’en débarrasser un moment, le temps de se soumettre à la condition sine qua non du Gouvernement de ne pas voir les syndicats du privé et du public ensemble. Après un conflit de leadership de deux ans, elle a retrouvé sa sérénité suite à une décision de justice qui reconnaissait la légitimité de l’une des factions.

l’UGTC

Cette organisation, l’une des plus jeunes des confédérations, est également une excroissance de la CSTC. A sa création, cette centrale s’appelait Fédération Générale des Travailleurs du Cameroun (FGTC), elle a dû se soumettre docilement au diktat de l’administration (le Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Prévoyance Sociale (METPS)) qui lui a imposé la dénomination actuelle, à son goût. Elle est suffisamment implantée dans les secteurs bancaires et des assurances qu’elle contrôle quasiment.

La CSAC

Elle a été créée en décembre 2005 par ancien Secrétaire Général de la CSTC qui n’a pas pu reprendre la direction de cette organisation comme il l’espérait et qui n’a trouvé comme solution que de créer son organisation, un véritable fond de commerce pour ses dirigeants.

 

B- LES CARACTERISTIQUES

 

La principale caractéristique des organisations syndicales de ce camp c’est l’absence de plans d’action et de programmes d’activités propres. Infestées de chasseurs de primes pour qui le syndicalisme n’est qu’un alibi, elles travaillent essentiellement sur la base de l’agenda gouvernemental.

Sous le vernis des discours vraisemblablement dénonciateurs pour faire illusion, les dirigeants de ces organisations adoptent et accompagnent toutes les réformes du gouvernement et s’emploient en permanence pour convaincre les travailleurs à entériner les actes du Gouvernement.

De temps en temps, sur instruction du gouvernement et sans concertation avec « leurs bases », ces dirigeants simulent des mots d’ordre de grève juste pour donner prétexte au gouvernement d’organiser des simulacres de réunions de concertation pompeusement baptisées « dialogue social » mais qui n’ont jamais abouti à des accords sociaux. La preuve de ce montage grossier est qu’au sortir de chacune de ces pièces de théâtre, le  mot d’ordre de grève lancé par une de ces organisations et relayé à grands renforts de publicité par les média publics est toujours levé sans raison valable ni signature d’accord.

Les leaders de ces organisations bénéficient de nombreux avantages et sont grassement financés pour entretenir les réseaux d’informateurs et de flagorneurs et faire passer les réformes suicidaires. A titre d’illustration, le gouvernement, pour calmer les travailleurs après la réforme de l’IRPP énergiquement et officiellement dénoncée et combattue par toutes les organisations syndicales camerounaises, a versé d’énormes sommes d’argent à ces syndicats via leurs leaders (25 (vingt-cinq) Millions de FCFA à la CSTC et (25 (vingt-cinq) Millions de FCFA à l’USLC, 6 (six) Millions à la CSIC et 4 (quatre) Millions à l’UGTC) pour soit disant, « organiser des séminaires d’information et de sensibilisation sur l’IRPP » dans toutes les provinces.

Les dirigeants de ces syndicats sont les vedettes syndicales des média publics et achètent de temps en temps, quand cela s’impose, des espaces dans les media privés. Ce sont en réalité de véritables pantins généralement sans base syndicale réelle, mais qui ont réussi à prendre leur syndicat en otage avec la bénédiction du gouvernement. Ils n’ont jamais été et ne seront jamais inquiétés.  

 

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