CENTRALE SYNDICALE DU SECTEUR PUBLIC

UN AUTRE SYNDICALISME EST POSSIBLE

LEÇON A TIRER

 

Comme vous le voyez, la plupart de ces organisations sont traversés par des conflits généralement dus à l’immixtion des pouvoirs publics dans les affaires syndicales. Contrairement aux apparences et aux opinions généralement répandues, ces conflits ne sont pas toujours le fait des luttes de leadership sur l’échiquier syndical. Il s’agit le plus souvent des missions que les autorités camerounaises confient à leurs affidés infiltrés au sein de nos syndicats chaque fois qu’ils sont entrain de perdre du terrain.

  1. Ce sont ces infiltrés qui sont les adeptes du syndicalisme d’accompagnement en lieu et place du syndicalisme de revendication et de proposition. Ils n’ont jamais été inquiétés et ne le seront peut-être jamais ;
  2. Ils sont choisis par leurs protecteurs pour représenter les travailleurs, même sans l’accord de leurs syndicats, dans toutes les instances de dialogue et participer à toutes les rencontres tripartites à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, dans le but de soutenir et d’entériner toutes les décisions des pouvoirs publics, et de leur servir de caution aux yeux de l’opinion publique nationale et internationale.
  3. C’est eux que l’on utilise toujours chaque fois qu’il faut déstabiliser une structure et détruire un véritable leader.  

Il est plus que jamais souhaitable que les organisations internationales tiennent compte de tous ces paramètres et adoptent des stratégies adéquates pour la promotion du syndicalisme libre et indépendant, gage de démocratie et de développement.

Malheureusement aussi, c’est avec tous ces acteurs et leaders sans base et soutenus par les pouvoirs publics que la majorité de ces organisations entretiennent des relations de partenariat, malgré la réalité patente et au grand dam des véritables syndicalistes et du mouvement syndical libre et indépendant.