LES RISQUES

 

La situation actuelle est porteuse des germes d’une explosion sociale.

  1. Sur le plan politique, l’absence d’alternative politique développe des frustrations qui, au fil du temps s’accumulent (1990 – 2008) et peuvent déboucher sur une grave explosion sociale.
  2. Sur le plan économique, du fait de l’inexistence d’un mouvement syndical fort, les projets économiques conçus unilatéralement ne prennent pas en compte les préoccupations endogènes, et les prêts ainsi consentis sont gérés sans contrôle des véritables contre-pouvoirs que sont les syndicats. Résultat, les fonds générés tant par les prêts que par les ressources internes  sont dilapidées et ne se traduisent par aucune réalisation bénéfique pour les populations. Les signaux macro-économiques n’étant plus que des paravents pour cacher la misère généralisée et masquer une situation économique calamiteuse.
  3. Sur le plan social, l’absence de démocratie et la mauvaise gouvernance décrites ci-dessus, débouchent sur des licenciements massifs, les fermetures d’entreprises (chômage galopant), réduction unilatérale et drastique des salaires, hausse intempestive des prix des produits de première nécessité. Toutes choses qui sont à l’origine de l’extrême paupérisation actuelle des populations camerounaises.

D’une manière globale, le chômage endémique et l’absence de perspectives des jeunes diplômés, les fermetures des entreprises et les licenciements abusifs, les salaires de misère constituent un ferment dangereux pour la stabilité et l’avenir du Cameroun.